« La ville brûle t-elle ? » au Shakirail, vendredi 18 octobre à 19h30

DSC02350_1_1_fullLa revue Mouvements est l’invitée du Shakirail, 72 rue Riquet dans le 18ème, vendredi 18 octobre à partir de 19h30 pour son numéro intitulé  « La ville brûle t-elle ? » . 

Le Shakirail est un espace de travail artistique temporaire composé d’ateliers partagés, de salles de répétition danse/théâtre, d’une salle de musique et d’un bureau associatif. Ancien vestiaire et centre de formation, propriété de la SNCF, cet espace composé de deux bâtiments de 800 et 600 m² a été mis à la disposition du Collectif Curry Vavart*.

Cette soirée sera l’occasion de débattre autour d’une constatation : « Si la ville brûle, il semble que nous n’ayons toujours pas à notre disposition la lance à incendie qui nous permettrait d’éteindre le feu ». Mouvements a voulu comprendre pourquoi à travers son numéro intitulé « La ville brûle t-elle? ». Pourquoi, en définitive, les tentatives d’appropriation citoyenne de la ville semblent-elles marquer le pas ou ne pas déboucher sur des usages plus pérennes, plus institutionnalisés, par lesquels la fabrique des villes serait affaire de tous ? Qu’est-ce qui, des politiques publiques aux actions militantes, de la ville par en haut à la ville par en bas, empêche la rencontre et la jonction pour que se mettent en place des outils véritablement partagés de (re) prise en mains citoyenne de la ville ? À quels endroits se forge malgré tout un avenir urbain commun qui tente de réguler les marchés tout en intervenant sur la qualité des espaces ?

Le débat du vendredi 18 octobre tentera d’éclairer un certain nombre de ces aspects :
-la ville entre flambée immobilière et crash : tour d’horizon des effets et des alternatives
-multiples formes concrètes des revendications autour du droit à la ville
-balbutiements des politiques publiques face à la montée en charge de la ville spéculative et segrégée
-initiatives en France et à l’international : collectifs, mouvements sociaux, nouveaux horizons de réflexion et de pratiques
-Réactions, propositions : vers la transition (pour faire écho …)

Extrait de l’éditorial de Mouvements n°74 :

« A intervalles réguliers, et depuis plus de trente ans, des appels pressants à « refaire la ville » ou à « refaire ville » se font entendre [1] . Face à ces appels, on assisterait plutôt, impuissants, à une construction politique de l’espace en FranceLa_20ville_20brule-t-elle_no74_1_-2-60e30 où les zones périphériques, les marges des grandes villes et en particulier celles situées autour de Paris, seraient laissées de côté. À l’échelle planétaire, les métamorphoses de la ville sont portées par l’émergence des méga-villes, la métropolisation et les bulles immobilières, phénomènes qui rendent parfois la ville inhabitable dans des conditions décentes pour la majorité. Si les villes restent le lieu central d’accumulation des richesses, elles sont également les lieux où la crise environnementale et les problèmes de mobilité mettent à l’épreuve les citadins de façon inédite. Les villes sont également souvent décrites comme des lieux où se jouent de nouvelles formes d’insécurité, à l’image de celles que connaissent les grandes villes d’Amérique latine ou états-uniennes, insécurité largement tributaire de ségrégations sociales et spatiales toujours plus marquées, en tous cas plus visibles. » (…)

« Certaines prises de position récentes indiquent que des pistes, un imaginaire politique, se reconstituent autour de cette question, mais il est encore bien timide. Il s’appuie en particulier sur des expériences locales d’incursion du civique ou du collectif dans les intervalles ou interstices offerts par le tissu urbain. Dans un ouvrage récent, Elisabeth Pélegrin-Genel évoque ainsi un défilé impressionniste (et parfois vertigineux) d’expérimentations qui pourraient, selon elle, modifier le visage de nos villes si elles se répandaient et étaient indéfiniment répétées : partage des équipements, collectivisation de certains espaces privés, multiplication de jardins urbains, sur les toits ou dans des friches, développement des éco-quartiers, de l’habitat coopératif, multiplication des usages coopératifs de la ville… Mais là encore, comment dépasser le stade expérimental ou particulier, dont on peut craindre que, partant volontairement des interstices et des marges, il ne reconfigure que par touches trop légères nos paysages et nos pratiques urbaines ? »

*Afin de soutenir le développement de projets artistiques et associatifs à Paris, dans le contexte d’un foncier de plus en plus rare et cher, le Collectif Curry Vavart développe la création d’espaces de travail artistique temporaires et mutualisés, installés dans des bâtiments désaffectés destinés à être réhabilités à court ou long termes. Ces espaces de travail temporaire sont mis à la disposition des porteurs de ces projets. Le Collectif Curry vavart est constitué en Association loi 1901, il compte environ 80 bénévoles et près de 6000 membres et sympathisants.

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