Transition et engagements politiques, le dossier du mois de novembre de Silence!

417 Transition et engagements politiquesFin septembre le Festival des Utopies Concrètes avait organisé une soirée intitulée « Inclusivité, politisation, la transition à la croisée des chemins ? » avec la volonté de s’interroger sur les liens  entre politique et transition en mettant en lumière la proximité des idées et des pratiques entre la transition et certaines théories politiques comme la décroissance ou le municipalisme libertaire.

Le numéro de Silence! qui sort fin octobre s’intéresse à son tour à ce sujet en publiant un dossier titré « Transition et engagements politiques » .

Quels liens y-a-t-il entre les initiatives de transition et les luttes écologiques ou encore la transition et la décroissance sont-elles des démarches convergentes sont quelques-unes des questions abordées.
Les réponses, ainsi que celles de Rob Hopkins font donc l’objet d’un dossier d’une quinzaine de pages. L’ouvrage Un écologisme apolitique ? Débat autour de la transition, co-édité par Ecosociété (Montréal) et Silence (Lyon) est une traduction de débats qui agitent le mouvement en Grande-Bretagne. A l’occasion de la parution de ce livre, Silence! a interrogé une quinzaine de personnes, toutes actrices de ce débat :

Avec :
Des animateurs-trices dans des groupes de transition
• Antoine Lagneau est membre de Quartiers en transition (Paris 18e) ;
• Leigh Barret, Charles Renard et Françoise Tyszka sont membres de Saint-Quentin-en-Yvelines en transition (Yvelines) ;
• Kim Goddard est membre de Sénaillac en transition (Lot) ;
• Kitty de Bruin est membre de Salies en transition (Pyrénées-Atlantiques) :
• Maud Grard et Benoît Verzat sont membres de Lyon 7e en transition (Rhône) ;
• Walter Navarra est membre de Nancy en transition (Meurthe-et-Moselle).
Des animateurs-trices groupes de décroissance
• Michel Lepesant est membre du Mouvement des objecteurs de croissance à Romans (Drôme) ;
• Thierry Brulavoine est aussi membre du MOC et a été élu alternatif à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) ;
• Anne-Isabelle Veillot, Cynthia Toupet, Christophe Ondet, Stéphane Madelaine et Vincent Liegey sont
membres du Parti pour la décroissance.
Des observateurs-trices extérieurs
• Luc Semal est politologue, auteur d’une thèse sur le mouvement de la transition ;
• Agnès Sinaï est journaliste et politologue ;
• Geneviève Azam, membre d’ATTAC, vient de rejoindre le Collectif pour une transition citoyenne.

9782897190637.jpgLe mouvement des initiatives de transition
Pour comprendre les débats que nous présentons, voici un petit rappel de ce qu’est le mouvement des initiatives de transition
Le mouvement des initiatives de transition est né en s’appuyant sur deux constats :
• nous avons atteint le pic de production du pétrole donc celui-ci va maintenant devenir plus cher et plus difficile à se procurer ;
• le changement climatique en cours est provoqué par les activités humaines, en particulier la combustion du pétrole.

La solution aux deux problèmes est la même : il faut aller vers une société plus sobre (diminuer notre empreinte écologique). Mais comment y parvenir ? La psychologie du changement utilisée contre les addictions de toute sorte peut être une méthode si l’on considère que notre société de consommation est dépendante du pétrole. En s’appuyant sur les connaissances de cette psychologie du changement, les initiateurs du mouvement de la transition proposent une approche sensiblement différente des méthodes militantes environnementales classiques :
• adopter une méthode inclusive : le discours doit reposer sur des constats acceptables par tout le monde. Quand une personne est convaincue, elle peut alors accepter de dialoguer pour trouver des solutions ;
• améliorer la résilience des communautés : la résilience est la capacité à s’adapter à un choc. C’est au départ une notion de métallurgie qui a été reprise en psychologie. Dans le cas concret des collectivités, cela veut dire être
capable de faire face au mieux aux changements qui s’annoncent. Les groupes de transition emploient différentes méthodes pour développer ce qui améliore cette résilience au niveau collectif (diminuer ses besoins, diversifier ses sources d’approvisionnement, relocaliser la production des biens utiles…)
Le mouvement de la transition fait le pari que le mouvement de sobriété se développera du bas vers le haut, c’est à dire en partant de démarches personnelles pour ensuite aller vers des actions collectives d’abord locales puis de plus en plus larges. Le but à atteindre pour chaque groupe de transition est la mise en place d’un plan de descente énergétique porté par la majorité de la population.

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