Porte de Clignancourt, on recherche des agriculteurs urbains

La gare Ornano autrefois lieu de confluence du développement économique et urbain de Paris, est réhabilitée en un lieu de vie, de commerce, de production, de culture, d’échanges et de partages. Désormais, Porte de Clignancourt émerge une prairie et une ferme urbaine innovante qui propose un mode cultural pérenne associé à des espaces autogérés.

Demain, le projet continue d’évoluer et de s’agrandir. Est prévu l’installation d’une serre froide, une serre en aquaponie, des toilettes sèches, une culture de champignons et insectes comestibles, un système de récupération des eaux de pluie, et un grand potager collectif pour les adhérents de l’association des Amis Recycleurs.

Ateliers d’agriculture urbaine

Sur la petite ceinture, porte de Clignancourt, 400 m2 de ses anciens quais sont transformés en potager collectif. Adhérents et futurs adhérents des Amis REcycleurs, c’est l’occasion de se former dans votre futur jardin nourricier !

8 ateliers gratuits d’agriculture urbaine s’organisent jusqu’au mois d’avril pour la mise en place des cultures :

samedi 28 février:
Introduction à l’agriculture urbaine et premiers coups de pioche.
Concepts, techniques et principes de l’agriculture agro écologique en ville. A partir de la friche, création des premières buttes de culture.

dimanche 1er mars:
Recyclage et création de sols fertiles.
Mise en place d’un compost, mise en place des cheminements et préparation du sol.

mercredi 4 mars :
Plantation et bouturage. Plantation d’aromatiques à partir de différentes techniques de multiplication des plantes (réutilisation de plantes du marché, semences).

mercredi 11 mars :
Protection de sol en hiver.
Mise en place de systèmes pour limiter la dégradation des sol pendant l´hiver: Semis d’engrais vert et paillage, en attendant la plantation des légumes.

dimanche 15 mars :
Cultures en milieu urbain.
Réflexion et mise en commun sur les variétés de plantes adaptés au milieu urbain, et création de mini-pépinière pour le printemps.

mercredi 18 mars :
On continue les parcelles !  Mise en place d’une parcelle de pomme de terre et d’autres légumes d’hiver, obtenus dans le commerce et entretien du jardin.

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samedi 21 mars :
Bienvenue au printemps ! Plantation d’arbres fruitiers palissés, comment préparer les fruitières, apprendre à choisir les espèces adéquates.

7 Avril :
Suivi des plantations.
Tuteurage et support des légumes et fruits grimpants

Week-end du 17 18 Avril : Inauguration du Jardin !

Les Ateliers seront animés par Léonard Nguyen Van Thé, Jardinier Paysagiste et Agriculteur urbain

* La charte du potager collectif est en cours d’écriture, pour le bon fonctionnement de ce garde-manger vivant

Horaires: 13h-18h

Changement de date possible en cas d’intempéries.
Venez nombreux ! Ouverts à tous et gratuits.
Modalités d’inscription : Par mail fermeurbaine@larecyclerie.com
Info sur les actus des ateliers : http://www.larecyclerie.com/ferme-urbaine/

Rejoignez le CUBE, tiers-lieu dédié à l’Agriculture Urbaine et à la résilience à Paris

La présence à Paris, notamment dans les arrondissements du nord-est, de nombreuses friches industrielles et de bâtiments désaffectés est à mettre en perspective avec le déficit de lieux d’expérimentation dédiés à l’agriculture urbaine et à la résilience dans la capitale.
Saisissant l’opportunité du lancement du budget participatif et alors que la maire de Paris a annoncé vouloir faire de l’agriculture urbaine une des priorités de sa mandature, le collectif Babylone propose un projet à l’intersection des questions agricoles, alimentaires et sociales. Son nom : le CUBE !
Pour le soutenir, rejoignez le site du budget participatif : https://idee.paris.fr/le-cube-tiers-lieu-dedie-lagriculture-urbaine-et-la-resilience

Le CUBE a pour ambition d’être un espace d’expérimentation collaboratif ouvert sur le quartier et ses habitants. Ces derniers deviendront ainsi ré-inventeurs et co-producteurs de leur quartier en expérimentant concrètement des projets articulés autour de la nature en ville.
Trois principaux axes orienteront le programme :
1/- Un Lab’AU (LABoratoire d’Agriculture Urbaine) : Espace d’expérimentation et de production d’agriculture urbaine (fruits, légumes, petit élevage, pépinière de quartier, apiculture, etc.)
2/- Une Ressourcerie / Materiauthèque associée à un atelier de fabrication partagée. C’est à dire un lieu de collecte, réemploi, réparation et revalorisation des « déchets » ou ressources, complémentaire au Lab’AU.
3/ -Un Café / Restaurant Associatif (avec un atelier de transformation, un espace de distribution, et une fabrique dédiée à l’alimentation). Cet espace valorisera ainsi les produits du site.

Les enjeux auxquels ce projet répond sont multiples : besoin d’expérimentation et de production de nombreux acteurs de l’agriculture urbaine, revalorisation des déchets ou encore développement du secteur de l’économie sociale et solidaire. Il s’agit de créer un agrégateur d’initiatives en faveur de la transition écologique en milieu urbain.
Le CUBE est également caractérisé par la valorisation de la diversité des origines, des connaissances, des compétences, des cultures, des pratiques, …

Plus largement, dans le contexte de lutte contre le changement climatique, à quelques mois de la COP 21 qui se tiendra à Paris mais aussi  de la préservation des ressources, le Cube favorisera la réflexion autour de la ville résiliente.

vue_projetCe projet suppose un lieu de grande ampleur à l’échelle urbaine et fortement intégré dans son quartier, combinant espaces bâtis fonctionnels et espaces extérieurs évolutifs. Le lieu pressenti pour la mise en œuvre du projet est l’ancien Lycée Hôtelier Jean Quarré, situé 12 rue Jean Quarré, à proximité de la place des Fêtes dans le 19ème arrdt.
Ce site désaffecté jusqu’à la réalisation d’une nouvelle médiathèque offre des opportunités uniques de mise en réseau et de travail commun avec ses habitants dans un quartier dense et très minéral.
Cette localisation n’est cependant pas restrictive et le projet peut se développer sur d’autres sites délaissés de l’arrondissement ou du Nord Est-Parisien.

Le projet est porté par le collectif Babylone dont plusieurs membres sont lauréats des appels à projet Végétalisation Innovantes (2013) et Métabolisme Urbain (2014) de la Ville de Paris, tous deux axés sur la recherche de terrains d’expérimentation, avec une forte composante sociale.
Il s’agit notamment de : Vergers Urbains, Toits Vivants, Zone AH ! (Zone Agriculture Urbaine Hybride), chacun avec leurs propres réseaux étant impliqués dans le projet.

Photo S. GOELZER

La prochaine révolution agricole sera t-elle parisienne ?

 Depuis quelques années, Quartiers en Transition suit et accompagne le mouvement de l’agriculture urbaine à Paris et en Ile-de-France. Devenu très populaire, celui-ci suscite engouement et vocation, avec à la clé de nombreuses expériences qui fleurissent dans les rues, sur les toits, entre actions directes et initiatives plus institutionnelles.
C’est cette pluralité et la multifonctionnalité de cette forme d’agriculture, mêlant empowerment et politique publique, qui sont illustrées dans cet article du site Alimentation Générale à travers de multiples exemples.
Petit tour d’horizon d’une révolution agricole en devenir, ici et ailleurs.

Paris, ville comestible?

Par Elisabeth Martin – Jeudi 05 février 2015

Un peu partout dans le monde, on assiste à un mouvement massif vers l’agriculture urbaine : jardins sur les toits, jardins partagés, fermes urbaines ou verticales. Mais que représente donc aujourd’hui cette forme d’agriculture pour une ville comme Paris? On vous emmène faire le tour de quelques projets marquants.

Près de 60 % de l’Humanité se concentre aujourd’hui dans les zones urbaines. D’ici 2050, cette proportion devrait atteindre 80 %, et la planète aura gagné 3 milliards d’habitants. L’agriculture urbaine va t-elle suppléer à l’agriculture traditionnelle? Aujourd’hui, la plupart des grandes villes du monde possèdent des espaces et des formes dédiés à une forme d’agriculture urbaine : le Brooklyn Grange à New York (plus grand potager mondial sur les toits), les fermes Lufa à Montréal installées elles aussi sur les toits, FarmedHere à Chicago où l’on cultive sur 8.400 mètres carrés en intérieur tandis qu’en Argentine, c’est tout un programme de jardins partagés Pro Huertas pour lutter contre la pauvreté et la malnutrition.

L’utopie de la ferme verticale
Autre concept, présenté récemment dans la très bonne série documentaire d’ARTE « Les villes du futur« , la « ferme verticale ». Inventé au début des années 2000 à l’Université Columbia de New York par Dickson Despommier, l’ambitieux projet The Vertical Farm rencontre partout dans le monde un succès croissant.

Ainsi, à Singapour, Chicago, ou à Shanghai comme en Europe, on cherche à présent à donner corps au rêve démesuré de son inventeur. Diversité des finalités, diversité des formes, loin d’être uniforme, l’agriculture urbaine recoupe des réalités diverses.

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Paris
Qu’en-est-il et comment s’inscrit la Capitale dans ce mouvement mondial? Assez mal placée il y a un an dans le palmarès des villes les plus vertes de France, il semblerait que depuis l’arrivée d’Anne Hidalgo, Paris mette les bouchées doubles pour faire rimer ville et nature et « faire revenir de la biodiversité en ville ». Si l’on en croit d’ailleurs, l’ouvrage récent de Gaëtan Laot, « Paris, ville comestible », nombreux sont les lieux d’agriculture urbaine à Paris et en Île de France : les Ruches de l’opéra Garnier, les Jardins passagers de la Villette, La Rue Verte, les Vignes de Bagatelle, les Jardins flottants des Berges de Seine.

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A Saint-Denis, René Kersanté, 73 ans, fait partie de La Ruche qui dit Oui qui le présente comme « le dernier maraicher aux portes de Paris ».

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