“La tentation du bitume”, un livre pour reprendre la ville

L’étalement urbain et ses multiples conséquences que sont notamment l’artificialisation des sols et la disparation des terres agricoles est un sujet régulièrement traité par Quartiers en Transition. En Ile-de-France, région où le poids démographique ne cesse de peser sur les espaces naturels, cette question continue à prendre de l’importance au fur et à mesure que le bitume grignote le territoire. Une tendance que résume parfaitement le titre du livre d’Eric Hamelin et Olivier Razemon : “La tentation du bitume“*.

Dans cet ouvrage passionnant sorti il y a quelques semaines, les deux auteurs dresse un portrait saisissant de la France d’aujourd’hui en proie à une catastrophe qui se déroule sous nos yeux : la disparation de la campagne sous la ville. Centres commerciaux, zones d’activités, parking, lotissements pavillonnaires… le rouleau compresseur de l’urbanisation dévore jour après jour les terres arables. A l’heure où les espaces agricoles perdent 236 hectares par jour, soit la superficie d’un département français tous les sept ans, ce livre offre donc un éclairage bienvenu sans s’arrêter au constat, bien au contraire. Après avoir analysé les causes et les enjeux  de ce phénomène, les deux auteurs s’attardent sur les perspectives susceptibles d’enrayer la triste mécanique du bitume. Continue Reading

Thierry Roche : “Les parisiens n’ont plus envie de s’approvisionner à Rungis”

Il y a quelques semaines, Quartiers en Transition évoquait la réussite de la souscription lancée par Thierry Roche pour le lancement de son activité de brassage de bière au cœur de la Goutte d’Or. Une souscription qui a dépassée les espérances  puisque initialement fixé à 7500 €, le montant des dons a finalement atteint 8235 €. Et depuis peu de temps, on connait désormais le local de la future brasserie qui ouvrira donc ses portes au 30 rue de la Goutte d’Or au printemps prochain.

Près d’un an après le lancement de son projet, Thierry Roche voit celui-ci aboutir. A trois mois de l’inauguration officielle et des premières dégustations de la Myrrha, de la Léon ou de la Chateau Rouge, Quartiers en Transition a voulu faire le point avec le futur brasseur et revenir notamment sur ce retour du brassage dans Paris, une activité qui avait disparue depuis près de cinquante ans dans la capitale et qui participe à ce mouvement de relocalisation, un des principes de la transition. Interview.

La Croix : “A la rencontre des consommateurs engagés”

 La Croix, dans son édition du 16 février, publie un bel article sur L’Indépendante, la coopérative alimentaire autogérée du 18ème arrondissement. Une expérience qui fait dire à Lionel, interrogé par le journaliste du quotidien que « Quand il n ‘y a plus personne entre moi et le producteur, j’ai l’impression de me faire un cadeau et un cadeau à l’autre ». A lire ci-dessous et rendez-vous également sur le site de la coopérative : http://www.lindependante.org/.

« Bonjour, c’est ici que vous vendez des produits bio ? » demande un couple à l’allure joviale. L’assistance sourit de l’ignorance des nouveaux venus. « Ce n’est pas un endroit où on vient acheter comme ça. Nous sommes une coopérative autogérée à fonctionnement horizontal », répond l’un des fondateurs de l’association, Hervé Krief. « Il faut être adhérent de la coopérative pour acheter, poursuit-il. On doit échanger, mette en place la logistique. On se réunit aussi pour réfléchir, débattre, manger, faire la fête. » Le couple est pressé. Il le dit et le répète. Mais il choisit finalement de s’asseoir un moment. L’ambiance est chaleureuse. Décontractée.

Bienvenue à « L’indépendante », la première coopérative alimentaire et solidaire de Paris. Cette épicerie vraiment pas comme les autres a été lancée à la rentrée 2011 par 45 Parisiens dans le 18ème arrondissement de la capitale.

Le principe ? Chaque membre peut acheter de la farine, de l’huile, des pâtes, du savon et autres produits non frais. Les articles sont ensuite commandés directement à des petits producteurs détachés de l’agriculture intensive. Les clients sélectionnent des promoteurs du bio qui habitent l’Île-de-France, de préférence, limitant ainsi les dépenses énergétiques occasionnées par des transports sur de longues distances. Puis ils s’organisent à tour de rôle pour réceptionner la marchandise et la stocker dans un local du 18ème arrondissement. Chaque adhérent cotise entre 2 et 7 euros par mois. Continue Reading