Notre-Dame-des-Landes ou transition, Camille a choisi et le dit !

Camille, pseudonyme en forme de clin d’œil aux Zadistes de Notre-Dame-des-Landes, répondait début février aux questions de Radio Solidaire à l’occasion d’une conférence autour du Petit Livre noir des grands projets inutiles.  

Radio SolidaireUn sujet toujours d’actualité que ce soit donc à  Nantes,  à Paris avec la Tour Triangle,  à Gonesse avec Europa City ou à Lyon avec le stade des Lumières… Construire pour laisser son empreinte, c’est le fantasme numéro 1 de bon nombre d’éluEs qui se respectent. Comme tous les GPII, ces aéroports, grattes-ciel, méga centres commerciaux, grands stades et autres autoroutes, seraient bâtis parait il au nom de l’intérêt général, et mieux encore, pour créer des emplois et relancer la croissance… A écouter les discours des uns et des autres, il suffirait donc de bâtir encore et toujours pour résoudre, d’un coup de truelle magique, le problème du chômage et de la félicitée économique…

Les GPII, fer de lance du dogme croissantiste

Le nœud du problème au fond n’est pas tant la couleur politique mais bien l’incapacité de ces décideurs politiques à remettre en cause un système économique shooté à ces grands projets inutiles dont le seul but est  d’engranger profits et dividendes qui tombent dans les poches de groupes privés (Vinci, Immochan, sociétés d’autoroutes… pour ne citer que quelques exemples) et de fonds de pension multi millionnaires.

Pendant ce temps, un peu partout, à coups de chantiers gigantesques qui au final ne répondent à aucun besoin,  l’environnement est défiguré, la biodiversité éradiqué et le tout a  un coût social dont on ne parle jamais…

Fer de lance du dogme croissantiste, les grands projets inutiles sont les ultimes témoins d’une société qui refuse de voir l’insoutenabilité de son système économique.
Depuis plusieurs mois, sur fond de crise économique et environnementale, de nombreux combats contre de futures grandes infrastructures routières ou aéroportuaires ont occupé le devant de la scène politique et médiatique. Or ces luttes rencontrent un autre mouvement qui se développe tout aussi rapidement : la transition. Pour bâtir un nouvel imaginaire, celle-ci propose de s’appuyer sur des initiatives locales développées à partir de petits territoires – village, ville moyenne, quartier –, des échelles pourtant souvent considérées comme peu pertinentes pour faire face aux enjeux climatiques.

Les ZAD, une nouvelle forme de mobilisation et d’opposition

Opposant aux GPII et acteurs de la transition qui sont parfois les mêmes ont  donné naissance à une nouvelle forme de mobilisation : les zones à défendre. Un nom en forme de pied de nez, ZAD signifiant, en langage administratif, zone d’aménagement différé.
Les ZAD rassemblent des personnes d’horizons divers. On y trouve des paysans du Larzac venus en soutien, des militants écologistes, des luddites (antitechnologie), des anarchistes et libertaires, des décroissants, mais aussi des étudiants ou des retraités, urbains ou ruraux, qui, ensemble, forment une coalition transgénérationnelle et transpartisane, hétérogène donc, mais déterminée à résister.
En somme, un véritable petit peuple de l’écologie et de la transition, qui expérimente, grandeur nature, la permaculture, fabrique éoliennes et fours solaires, invente de nouvelles formes de démocraties horizontales…
Loin, très loin des grands projets inutiles, des Tours Triangle, des centres commerciaux géants à pistes de ski intégrées, des aéroports construits sur des zones humides et autres fermes géantes dédiées à l’agro-alimentaire….

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s