2014, plus de liens, moins de biens, enfin ?

Beaucoup de formules sont associées à l’écologie, qui nous permettent parfois, au détour d’une phrase ou d’une explication, d‘appuyer notre propos. Et pour 2014, l’une d’elles semble particulièrement appropriée : « Plus de liens, moins de biens !».

Sans titreDans une société qui tend à privilégier l’accumulation et la consommation de biens matériels voire immatériels, se tourner vers un autre mode de vie est aujourd’hui une nécessité vitale. Car la course folle dans laquelle nous sommes lancés depuis la révolution industrielle fait payer un lourd tribu à notre planète.

Deux tendances sont ici particulièrement préoccupantes. D’abord notre appétit toujours plus grand pour des produits de consommation devenus courant, au moins dans les pays les plus industrialisés, comme la télévision, la voiture ou encore le téléphone portable, pour ne citer que quelques exemple. Ensuite, le fait que désormais, les villes abritent plus de la moitié de l’Humanité.

La nature n’est pas un réservoir inépuisable pour l’Humanité

Leur point commun : les dégâts souvent irréversibles causés à la biodiversité et aux écosystèmes. Entre les prélèvements gigantesques des ressources minières et naturelles, pour produire des biens de toutes sortes et l’artificialisation des terres, conséquence de l’urbanisation galopante, les limites de notre planète sont sérieusement mises à mal, voire dépassées.

Vécue comme un réservoir dans lequel nous pouvons puiser à l’infini, la nature semble désormais pour l’Homme, aussi virtuelle que le jeu vidéo dernier cri. Dès lors, quel meilleur symbole précisément que nos villes pour réapprendre à vivre avec elle, avec cette nature sans qui le fragile équilibre de nos vies serait impossible ?

Retrouver le gout des autres et le gout des choses.

Quartiers en Transition a vu le jour il y a trois ans, au cœur du 18ème arrondissement parisien. Ce territoire on ne peut plus dense ne laisse aujourd’hui IMG_2679guère de place à la faune et la flore, et la moindre friche est immédiatement recouverte ici par un immeuble, là par du bitume. De cette observation a surgit en 2013, le Manifeste des espaces collectifs et partagés lancé par des jardins partagés et des lieux autogérés. Une première étape qui devrait en 2014 être suivie de beaucoup d’autres.

Les multiples expériences et alternatives à l’œuvre dans le 18eme et ailleurs, dans Paris intra et extra muros partagent toute la même une volonté : sortir de l’impasse dans laquelle nous plonge la société de consommation pour retrouver le gout des autres et le gout des choses.

De l’agriculture urbaine ou péri-urbaine à l’expérimentation d‘autres modes d’alimentation, de l’usage du vélo ou d’autres moyens de déplacement non polluant à la réappropriation de l’espace public, c’est d’autres voies qui se dessinent loin de celles dictées par un système politique et économique prédateur de vies et de nature.

Construire des alternatives, réinterroger l’écologie, reconnecter l’Homme et la nature

2014 sera d’abord placée sous le signe du lien avec la nature, ce lien si précieux qu’il ne faut surtout pas rompre.

2014, ce sera aussi, dans nos quartiers et notre région, le lancement d’Alternatiba Ile-de-France, les Ateliers estivaux de l’agriculture urbaine, le Festival des Utopies concrètes et bien d’autres initiatives encore.

12014, ce sera enfin le moment de réinterroger l’écologie, ses courants de pensée ou ses rapports au pouvoir. Une année pour se questionner sur ce que signifie être écologiste aujourd’hui, alors que l’écologie institutionnelle elle, au gouvernement ou à l’Assemblée, n’a jamais paru aussi peu en mesure de pouvoir changer le système dominant.

Quartiers en Transition se fera l’écho de toutes ces initiatives et de tous ces débats. Nous y prendrons part, dans le 18ème et en Ile-de-France, ici et ailleurs, le tout à travers un blog légèrement revu.

Derrière ce petit « ravalement de façade », les rubriques n’ont pas changé et se sont mêmes enrichies avec une partie consacrée à la réflexion politique . Proposer textes et idées sur la transition et l’écologie dont la première définition remonte à 1866, tel est l’objet de cette nouvelle rubrique baptisé « Transition, écologie et politique« .

Tisser, nouer ou consolider, l’année 2014 sera décidément une histoire de liens !

5 réflexions sur “ 2014, plus de liens, moins de biens, enfin ? ”

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s