17 mars : rencontre à Paris pour la convergence des luttes face à la métropolisation

P1030144Quartiers en Transition s’associe à la réunion publique du Collectif francilien de soutien à Notre-Dame-des-Landes dimanche 17 mars de 14h à 19h au Lavoir moderne parisien, 35 rue Léon, dans le 18e arrdt.

La mobilisation contre les Grands Projets Inutiles Imposés (GPII)est un enjeu majeur des prochaines années voire des prochains mois, car elle pose la question du changement de paradigme pour en finir avec le modèle ultralibéral à l’œuvre aujourd’hui et à l’idéologie de la croissance, fléau social, environnemental et économique.
Autant de raisons pour Quartiers en Transition de s’impliquer dans ces luttes et d’y prendre part, comme ce fut le cas l’été dernier lors du 2e forum contre les GPII à NDDL où nous étions présents.
Nous considérons en effet que les deux mouvements, celui d ‘une part de la résistance aux GPII et celui d’autres part des alternatives comme la transition dans lequel s’inscrit Quartiers en Transition sont intimement liés. L’un s’oppose et résiste l’autre construit en lien avec cette lutte des alternatives. Il y a donc bien une complémentarité entre les deux.
Les luttes ne peuvent se passer des alternatives et de la transition car on ne peut s’opposer sans en contre partie proposer un projet alternatif. De l’autre, il ne peut y avoir, dans bcp de partie du monde à commencer par la France ( on le voit avec le triangle de Gonesse, Saclay, Notre-Dame-des-Landes ou encore le Grand Stade de Decine à Lyon…), de transition tant qu’il y aura des GPII, il est donc nécessaire de s’y opposer et d ‘y résister.

Déclaration des associations, structures et collectifs* pour la tenue de la réunion publique « Convergence des luttes face à la métropolisation »

De Notre-Dame-des-Landes au Grand Paris, les pouvoirs publics nous vendent de faramineux projets d’urbanisation sous couvert de progrès, de désenclavement des quartiers par les transports, de création d’emploi et de développement local. En réalité, ces arguments cachent des intérêts tout autres, tandis que ces plans promettent les conséquences les plus néfastes, que ce soit sur l’habitat et son prix, sur les populations, ou sur des zones encore rurales vouées à la destruction.
A Nantes, où le projet de « futur nouvel aéroport » s’inscrit dans un plan pour la compétitivité économique de la région Grand Ouest censé attirer investissements et entreprises, le « développement local » va consister d’abord à bétonner des terres agricoles et l’écosystème précieux de Notre-Dame-des-Landes et à détruire les maisons de ses habitant-e-s.

A Paris et dans sa banlieue, des projets semblables veulent reconfigurer les pôles urbains au mépris du cadre de vie, et bien-sûr de la volonté des populations. Le tout pour que les capitales régionales ou nationales puissent se livrer une âpre concurrence pour attirer les capitaux et les classes aisées.

Ces questions sont au cœur de nos luttes, ainsi que celle de la connivence entre pouvoirs publics et grosses entreprises de construction. Les raisons de combattre « l’aéroport et son Affiche-manifmonde » résonnent en Île-de-France, où des habitant-e-s ont engagé des combats contre divers aménagements, notamment liés au Grand Paris, mais pas seulement. Bétonnage de terres agricoles fertiles, ouverture de nouvelles décharges et construction d’usines d’incinération, construction d’infrastructures hors de prix commandées à des multinationales du BTP, partenariats public-privé, spéculation immobilière et foncière, embourgeoisement des quartiers populaires et éviction des indésirables…

Nous, rurales-aux ou citadin-e-s, habitant-e-s d’Ile-de-France, nous n’y voyons aucun intérêt ! Ces gigantesques projets dessinent un monde dont nous ne voulons pas, nous dépossèdent de nos quartiers comme du choix de nos modes de vie.

A ce modèle, nous préférons un monde inventé par nous tou-te-s. Nous ne donnerons pas le pouvoir à Vinci et consorts ou à des maire-sse-s intéréssé-e-s, car nous sommes capables de créer nos propres quartiers : habiter des villes et des quartiers écologiques et populaires, moins chers, irrigués non plus par le tout-bagnole mais par des pistes cyclables et pédestres, des transports en communs, des circuits courts de production alimentaire.

Habitant-e-s de l’agglomération parisienne, la lutte de Notre-Dame-des-Landes vous parle aussi de vous. La ZAD est partout !

*A l’initiative du collectif francilien de soutien à Notre-Dame-des-Landes  et avec :
    -Associations en lutte contre des projets de tri industriel et de méthanisation des déchets sur Romainville et Ivry,
    -COSTIF (Coordination pour la Solidarité des Territoires d’Ile de France et contre le Grand Paris),
  –  Collectif pour le Triangle de Gonesse (contre le projet Europa City d’Auchan),
    -collectifs contre les gaz de schiste,
   – Flins sans circuit F1,
    -Monts 14 (membre du collectif contre la Tour Triangle),
    -Souriez vous êtes filmés,
   – Terres fertiles / Saclay,
   – No-TAV,
   – Quartiers en transition.
Avec le soutien des collectifs participants et d’Attac, des Amis de la Confédération paysanne et des Amis de la Terre.

3 réflexions sur “ 17 mars : rencontre à Paris pour la convergence des luttes face à la métropolisation ”

  1. Bonjour, je suis avec intérêt vos réflexions persuadé que la transition écologique passera par la démonstration opérationnel des possibles mettant en valeur un nouveau rapport à l’espace public, à alimentaire, à l’énergie, à la démocratie, au management de projet……et j’en passe….. à la fois de nos quartiers à l’agglomération. Pour moi Quartier en transition s’inscrit dans la construction de ces réponses, leur valorisation, on pourrait même imaginer de développer des formations d’animation du changement territorial…..En revanche, au regard de ma connaissance des statuts de l’association, je ne comprends pas le lien qui est fait avec les luttes de notre NDLL. Combat légitime en soi, mais pas à mener dans le cadre de « Quartier en transition ».

    Pour moi c’est la meilleur façon de dégouter des personnes venus ici pour collaborer pour construire pas pour lutter (y’a des partis, des syndicats, des associations dédiées pour cela). Excusez moi mais je trouve qu’il y’ a un vrai mélange des genres. Je suis d’accord avec les constats énoncés mais vous brouillez me semble-t-il les messages. Merci

    1. Il est impossible à nos yeux de dresser un mur étanche entre les luttes et les alternatives.
      Les deux sont complémentaires, comme il est écrit dans cet article « on ne peut s’opposer sans en contre partie proposer un projet alternatif. De l’autre, il ne peut y avoir, dans bcp de partie du monde à commencer par la France ( on le voit avec le triangle de Gonesse, Saclay, Notre-Dame-des-Landes ou encore le Grand Stade de Decine à Lyon…), de transition tant qu’il y aura des GPII, il est donc nécessaire de s’y opposer et d ‘y résister. « .

      Ponctuellement, des mouvements de résistance d’une part et des mouvements d’alternatives ou d’initiatives de transition d’autre part, doivent donc trouver des convergences pour présenter leur vision commune de ce que serait une autre société animée d’un autre paradigme que le néolibéralisme dans lequel nous somme plongés.
      Quartiers en Transition avec ALDEAH est à l’origine de l’Appel Minga à NDDL qui résume bien cet état d’esprit : http://www.aldeah.org/fr/minga. Je vous invite à le lire pour comprendre cet état d’esprit.

      In fine Quartiers en Transition n’entend donc pas se substituer aux orgas et mouvements de luttes mais entend être aux côtés de ses dernières pour les soutenir mais aussi et surtout apporter ses propositions d’alternatives, sociales, environnementales et économiques pour transformer nos quartiers, nos ville et nos régions dans une optique de résistance aux changements climatique et surtout d’anticipation de l’après énergies fossiles. C’est ce nous proposons dans les actions que nous menons depuis 2 ans dans le 18e et ailleurs, à Paris ou en Ile-de-France.

      O.

  2. Bonjour

    En quoi la lutte contre NDDL ne rentre-t-elle pas dans le cadre de la transition ? Pour moi, la transition ici consiste à imposer les enjeux humains, environnementaux, patrimoniaux (biens communs) dans la décision publique

    C’est comme se demander s’il vaut mieux « transformer le système de l’intérieur », lutter contre depuis l’extérieur ou vivre et agir complètement à part. Y’a de la place pour toutes et tous !

    Notre liberté, nos vies et notre planète ont besoin de tout le monde partout.

    et si les choses ne changent pas aussi vite qu’elles le pourraient c’est entre autres parce qu’il n’y a pas assez de liens entre des initiatives diverses qui pourtant, sur le fond, se renforcent et se légitiment les unes les autres

    et le « changement de paradigme », comme on dit😉, c’est peut-être pour l’humanité de faire la paix avec elle-même, de nous faire confiance entre êtres humains

    Amicalement
    Lunasol

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