Dans le 18ème, le temps des essaimages est revenu

Au début du XXème siècle, Paris comptait près de 2000 ruches. Un siècle plus tard, après avoir totalement disparu du territoire de la capitale pendant de longues années, les ruches font un retour en force dans nos arrondissements. Cela s’explique notamment par le fait comme l’explique le site abeilleaparis, « que les abeilles qui vivent dans la ville bénéficient de températures plus clémentes, et butinent des fleurs variées dans tous les parcs de la ville et sur les balcons des particuliers. Les abeilles citadines peuvent donc produire un miel « toutes fleurs ». Les fleurs citadines ne sont pas, contrairement aux champs de fleurs créés pour une production de masse, recouverts de pesticides, ce qui augmente l’espérance de vie de l’abeille et permet la production d’un miel de meilleur qualité« .

Résultat, aujourd’hui, on compte à nouveau plusieurs centaines de ruches dans Paris intramuros, près de 300 plus précisément.

Le 18ème illustre bien cette tendance puisque on trouve dans cet arrondissement plusieurs ruches,  comme le montre la carte de la transition visible ici, dans les espaces verts gérés par la Ville de Paris ou dans des lieux alternatifs (jardins partagés, squats culturels…). Il y a quelques jours, les riverains du Shakirail, au 72 rue Roquet, ont ainsi pu observer grandeur nature, un essaimage, phénomène typique en cette saison.

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L’essaimage est le mode de reproduction de l’abeille. Quand la population devient trop importante pour le volume de la ruche, quasiment moitié des abeilles part avec la reine chercher un nouveau logement, fonder une nouvelle colonie. Que la colonie soit essaimeuse ou non, quand il n’y a plus assez de place pour tout le monde, l’essaimage aura lieu.

C’est donc se qui s’est passé rue Riquet quand des milliers d’abeilles sont donc parties fondées une nouvelle colonie  en s’échappant d’une des ruches du Shakirail. Elles ont finalement élu domicile 200 mètres plus loin, sur un chantier entre des planches de bois. Des apiculteurs amateurs du 18ème, Véra et Sébastien, sont alors intervenus et après deux heures d’effort, ont récupéré l’essaim et l’on réintroduit dans une nouvelle ruche.

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