Vergers Urbains, quand les arbres fruitiers partent à la conquête de Paris

La transition est un mouvement qui, malgré la gravité des thèmes traités, souhaite avant tout présenter des alternatives concrètes, où la vision optimiste prédomine pour sortir d’un système économique obsolète, basé sur l’exploitation des énergies fossiles et le triptyque croissance-consommation-développement. 

Une vision optimiste que l’on pourrait même qualifier de poétique comme l’illustre le projet  Vergers urbains (www.vergersurbains.org -site en cours de création- ou www.villecomestible.org),  l’un des derniers projets nés dans le 18ème arrondissement. Objectif  : la reconquête de la ville par les arbres fruitiers ! Avouons que l’idée de grappes de cerises ou de pommes à portées de main dans  les rues ou les  jardins publics parisiens a de quoi faire rêver.

Mais au delà d’un Paris transformé en jardin d’Eden, l’initiative part d’un constat : les grandes cités ont perdu leurs liens non seulement avec la nature, mais aussi avec leur composante nourricière. Autrefois présents au cœur de la ville et à son pourtour, maraîchages et vergers sont victimes de l’étalement urbain et de la pression foncière. Résultat : un paysage urbain artificialisé et une insécurité alimentaire accrue.

A tel point que l’on estime à seulement quelques jours l’autonomie de la capitale en matière d’alimentation si une pénurie du pétrole (rappelons que ceci n’est pas une hypothèse mais bien une réalité qui devrait intervenir d’ici la fin de ce siècle…)  venait à stopper la noria de camions qui approvisionnent chaque jour Paris. Aujourd’hui en effet, seul 20% des aliments consommés par les parisiens proviennent de l’Ile-de-France, le reste étant importé. S’il semble illusoire aujourd’hui d’envisager l’autonomie alimentaire totale de paris et de sa région, retrouver une agriculture nourricière de proximité est donc une question centrale sur laquelle Vergers urbains entend bien travailler. Continue Reading

Terres agricoles, crise financière, lutte contre les grands projets inutiles au menu du FRAP 2012

Vendredi 25 mai, sera donné le coup d’envoi de la 11ème édition du Festival des Alternatives et des Résistances à Paris. Né en 2001, le FRAP soutient les luttes et les alternatives et se donne comme objectif suivant le principe de zone d’autonomie temporaire de se réapproprier l’espace public en y créant  des lieux de réflexion, de rencontres, d’expérimentations, de créativités et de fêtes.

Cette année, le festival s’étalera sur une dizaine de jour, jusqu’au mardi 5 juin en se déplaçant de villes en villes (Palaiseau, Paris, Montreuil…) autour de sujets aussi divers que la crise de la finance, les territoires en lutte contre les grands projets inutiles ou encore  le maintien des terres agricoles et l’aménagement du territoire (voir le Programme FRAP ici). Autant de thèmes qui recoupent les champs de la transition et qui permettront donc de nourrir la réflexion à travers la présentation d’alternatives concrètes ou de luttes locales.

Trois journées seront de ce point de vue particulièrement riches :

Samedi 26 mai : Saclay, Grand Paris : territoires en lutte (Foyer municipal R. Drouillet, 8, rue Tronchet à Palaiseau)
14h : Présentation des enjeux
15h : Rencontre d’opposants des différents pôles du Grand Paris : Saclay, Gonesse…
Projection de “Prenons la ville”
17h : Débat sur le maintien des terres agricoles et l’aménagement du territoire.
19h : Buffet et festivités Continue Reading

Le Jardin d’Alice, archipel d’utopie concrète du 18ème en partance… pour une future renaissance !

La maison du Jardin d’Alice – Photo blog KATATSUMURI

A l’origine de la création de ce blog, a notamment prévalu l’idée d’identifier, de mettre en valeur et de relier entre elles, ponctuellement ou plus durablement, les initiatives du 18ème arrondissement qui, à travers leurs activités, rejoignaient le projet du mouvement de la transition.

AMAP, jardins partagés, coopératives, ressourceries, centres d’animation, ruchers, squats artistiques…, voilà quelques-uns des lieux (voir cartographie ici) faisant partie de ce tissu vivant irriguant la vie de l’arrondissement et inventant des alternatives au système politique et économique actuel.

Parmi ces petits archipels d’utopie concrète, le Jardin d’Alice, au 40 rue de la Chapelle, tient une place singulière, de part l’aspect atypique du lieu mais aussi à travers le foisonnement de rendez-vous et d’activités dont ce squat artistique regorge.

Seulement voilà, ce lieu occupé depuis 2009 par un collectif d’artistes est promis depuis toujours à une disparation à plus ou moins brève échéance, le terrain et les bâtiments occupés ayant été rachetés par le ville de Paris, laquelle, à travers son OPH (Office public d’habitat)  Paris Habitat, souhaite y bâtir des logements sociaux et des équipements publics. En 2010, le collectif avait signé avec Paris Habitat une convention d’occupation précaire en s’engageant sitôt qu’un projet serait connu, à quitter la maison et le jardin de 800m2 occupés. Et depuis quelques semaines, les choses se sont accélérées puisque l’OPH de la Ville a donc annoncé des logements sociaux allaient voir le jour.

Le site d’information DixHuitInfo.com publie aujourd’hui un article dans lequel il fait le point sur ce qui attend le Jardin d’Alice, entre déménagement et future renaissance, ici ou ailleurs… (pour voir plus de photos, voir le blog KATATSUMURI) Continue Reading